Vote des étrangers, vote dès 16 ans : une évidence pour Roubaix

Publié le 15 Mai 2013

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S’il est des villes en France où le vote des étrangers et le vote dès 16 ans avaient un sens, Roubaix serait bien de celles-là.

Serpent de mer de la vie politique française, le vote des étrangers pour les élections locales n’est toujours pas admis dans notre pays. Encore réservé aux ressortissants de l’Union européenne, il ne permet pas aux nombreux étrangers vivants et payants des impôts chez nous d’accéder à une des premières formes de  citoyenneté locale. Une hérésie.

La Constitution de 1793 pourtant autorisait ce vote. Pourvu que « l’étranger soit domicilié en France depuis 1 an, y vive de son travail, y acquiert une propriété, adopte un enfant, épouse une Française, nourrisse une personne âgée ». Une Constitution jamais mise en œuvre…

Bien sûr, encore et toujours, la droite s’oppose au vote des étrangers, en mettant en avant le risque de vote communautaire. Mais n’est-ce pas justement le contraire ? A trop refuser la participation électorale aux étrangers, ne favorise-t-on pas le communautarisme ? Nombreux sont les Etats de l’Union européenne à avoir déjà adopté cette mesure. J’ai la conviction qu’avec un peu de pédagogie, de courage et de conviction, le vote de nombreux parlementaires du Centre pourrait permettre d’atteindre la majorité des 3/5ème nécessaire à cette réforme constitutionnelle. Qu’attendons-nous ?

En ce qui concerne le vote dès 16 ans, les choses seront plus difficiles. Mais même s’il est encore très contesté, ce nouveau droit aurait beaucoup de sens et scellerait une réelle avancée démocratique. Particulièrement à Roubaix, une des villes les plus jeunes de France !

A 16 ans, un jeune peut travailler, adhérer à un parti politique, déclarer ses revenus, engager sa responsabilité pénale. Au nom de quoi ne pourrait-il pas voter ? Là encore, des pays européens nous ont précédés.

Vote des étrangers et vote dès 16 ans sont des questions d’égalité et de justice. Ils ne seraient pas de trop pour notre démocratie en crise.

Rédigé par leblogdepierredubois

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