Une politique de la ville à préciser

Publié le 27 Février 2013

Lancée il y a quelques mois à Roubaix, la concertation sur la refonte de la politique de la ville a abouti, lors du Comité Interministériel des Villes du 19 février, à un plan d'actions largement détaillé dans la presse et les médias. La perspective de la mise en place d'une nouvelle génération de contrats de ville, le recours systématique au droit commun, la poursuite des opérations de renouvellement urbain sur un ensemble de sites restreints, la refonte des géographies prioritaires et la lutte contre les discriminations, sont des éléments que nous attendons dans nos territoires avec impatience.

 

Le volontarisme du Ministre de la Ville, François Lamy, est évident. La politique de conventions qu'il a commencé à passer avec les différents ministères ou institutions va donc dans le bon sens, en premier lieu celle passée entre le Ministère de la Ville et l'Association des Régions de France (A.R.F) qui s'engage à consacrer 10 % de fonds du Feder et de FSE à la politique de la ville.

 

Néanmoins se posent plusieurs questions de fond. Celle de la péréquation financière d'abord. La politique de la ville en a besoin. Il faudra forcément prendre aux plus riches pour mieux en faire profiter les territoires les plus dégradés  nécessitant la solidarité nationale.

 

Celle du changement culturel qu'implique le recours au droit commun. Ainsi, le suivi des cohortes dans les quartiers sensibles suppose une présence effective de Pôle emploi sur le terrain, ce qui est loin d'être le cas. Le soutien à des structures comme les centres sociaux interpelle les directives de la CNAF et des caisses d'allocations familiales. L'aggravation des problèmes de santé impacte directement les A.R.S. et ses moyens. La lutte contre l'illettrisme et le décrochage scolaire demandent des réponses ciblées spécifiques. La liste est longue.

 

Celle du pilotage enfin et de la gouvernance. Si l'on veut être efficace et réactif, il faut admettre que la compétence de la politique de la ville soit positionnée au bon niveau, c'est à dire à celui de l'intercommunalité, sans remettre en cause le rôle d'animateur du Maire ce qui implique chez nous la prise de compétence de la politique de la ville par LMCU.

 

Autant de questions qui appellent des réponses concrètes et urgentes.

Rédigé par leblogdepierredubois

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