Sécurité : une inégalité de plus à combattre

Publié le 12 Avril 2013

La sécurité est unistock_safety-first-sign-1-.jpge compétence régalienne de l’Etat. Avec la fin des suppressions de poste de policiers et gendarmes et l'instauration des Zones de Sécurité Prioritaires, l'Etat a montré qu'il faisait de ce sujet enfin une priorité. C'est pourquoi j'ai oeuvré auprès du gouvernement, dès avril 2012, pour que Roubaix bénéficie de ce dispositif. Les communes quant à elles, ont en charge la politique de prévention.

Comme en matière de santé, il est majeur mais particulièrement difficile de rendre visible une politique de prévention. Par définition, on ne parle pas des faits « évités ». On ne peut le mesurer.

Plus que tout, la thématique de la sécurité est encline à être instrumentalisée politiquement ou donner lieu à une couverture presse qui préfère parfois le sensationnalisme à l'analyse.  Agiter les peurs n’a jamais fait une politique de lutte contre l’insécurité mais concourt fortement à renforcer le sentiment d’insécurité. En général, plus on avance vers une échéance électorale, plus le sujet fait florès.

Avec la nouvelle stratégie territoriale de sécurité et de prévention de la délinquance, portée par Christiane Fonfroide,mon adjointe, la majorité municipale a choisi en matière de sécurité, le parti de la responsabilité et de la transparence.

 Cette stratégie vise  3 objectifs :

Donner davantage de cohérence à l’ensemble des mesures mises en œuvre à Roubaix concourant à la lutte contre l’insécurité, par exemple : prévention routière, absentéisme scolaire, vidéosurveillance, urbanisme, liens avec nos partenaires tel Transpole… Nous faisons beaucoup. Il convient de mieux relier encore ces actions entre elles.

 

  Introduire de nouvelles mesures pour mieux lutter contre l’insécurité et assister les victimes, par exemple : conventionner avec les centres commerciaux de la ville pour favoriser la circulation de l’information et coordonner l’intervention des services de police, sécuriser les établissements secondaires, développer les lieux d’apprentissage de la sécurité routière, former le personnel à l’accueil des victimes, mieux prévenir la délinquance des mineurs…

Associer davantage les Roubaisiens à la lutte contre l'insécurité : par exemple informer les habitants et les professionnels sur le thème de la prévention et de la tranquillité publique.

 

Même si la sécurité relève de l'Etat, nous avons la conviction que ce nouvel effort de la ville va porter ses fruits. L'insécurité touche souvent, dans nos quartiers, les habitants les plus modestes. Elle représente donc une inégalité supplémentaire. Une inégalité à combattre.

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Rédigé par leblogdepierredubois

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