Réforme des rythmes de l'enfant : prendre les inégalités à la racine

Publié le 3 Septembre 2013

 

Nous avons trop peu évoqué le caractère social de la réforme des rythmes de l’enfant. Les objectifs pédagogiques et chronobiologiques sont bien entendu déterminants. Mais je veux réaffirmer que si nous avons souhaité, avec la majorité roubaisienne, mettre en œuvre cette réforme dès cette rentrée à Roubaix, c’est aussi largement pour des motifs d’émancipation sociale et de lutte contre les déterminismes sociaux. Comment pourrait-on à Roubaix, ville parmi les plus jeunes et les plus modestes de France, penser et agir autrement ?

 Malgré les graves difficultés de nombre de nos concitoyens, les comparatifs internationaux nous enseignent que la France s’en tire mieux que la plupart des Etats en matière d’inégalité. Notre pays, grâce à une politique de redistribution importante portée par les partis de gauches et les formations syndicales, a su contenir la progression des inégalités, même s’il reste beaucoup de chemin à parcourir dans la recherche de l’égalité.

 On le sait, les caractères socio-économiques et ceux relatifs à l’origine nationale sont encore à la source des pires inégalités et pèsent le plus sur le destin des individus et particulièrement sur leur parcours scolaire. C’est inacceptable ! Pour lutter contre cela, il nous faut bien sûr poursuivre les dispositifs de justice sociale et de redistribution. Mais ma conviction est que nous devons enfin lutter contre les inégalités à la racine plutôt que tenter de les réparer a posteriori.

 La réforme de l’école et des rythmes de l’enfant doit pouvoir y contribuer. C’est aussi la raison pour laquelle nous avons décidé de sa gratuité pour les parents. A cette occasion, le travail de coéducation est amplifié. Enseignants, acteurs associatifs, animateurs, éducateurs, parents : tous nos efforts collectifs sont tendus vers la réussite des enfants, de tous les enfants et particulièrement de ceux qui sont le plus en difficultés. 

 Nous ne pouvons plus accepter que l’école ne fasse beaucoup trop souvent que reproduire les inégalités de départ des enfants, et ce malgré des équipes éducatives engagées.

 Formons le vœu que cette première étape de la réforme scolaire nous permette à Roubaix comme ailleurs, de gommer ces inégalités insupportables.

 

 

 

 

 

 

 

Rédigé par leblogdepierredubois

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