Le chêne et la rose

Publié le 12 Juin 2013

Depuis que sa disparition a été annoncée, les hommages à la mémoire de Pierre Mauroy, unanimes, brossent le portrait de l’homme d’Etat socialiste, pragmatique et généreux que nous avons connu. Le portrait aussi, pour nous gens du Nord, d’une forme d’emblème, de porte-parole. C’est en quelque sorte quelqu’un de notre famille qui s’en est allé.

Viscéralement attaché au Nord et à Lille mais aussi à la métropole, Pierre Mauroy est celui qui a mis fin à ce qu’il était convenu d’appeler « la guerre des beffrois ». En réconciliant nos villes, et particulièrement Lille, Roubaix et Tourcoing, il a permis à notre métropole de s’ériger au rang de celles qui comptent à l’échelle nationale et même internationale.

A la tête de Lille Métropole Communauté Urbaine, Pierre Mauroy a défendu avec ardeur le renouveau de Roubaix, comme il avait lancé la renaissance de Lille puis soutenu celle de Tourcoing. Convaincu que la force de notre métropole émanait de ses villes, il savait que la reconquête passait par leur renouveau urbain et l’amélioration de leurs infrastructures. Socialiste jusqu’au bout des mots qu’il avait flamboyants, Pierre Mauroy a aussi toujours œuvré pour maintenir les classes populaires au sein des villes centres plutôt que de les chasser en périphérie.

Pierre Mauroy a eu à cœur de soutenir et porter l’ambition métropolitaine. Père de la première décentralisation en 1982, il n’avait de cesse d’affirmer l’étroitesse des métropoles et régions françaises dans le concert européen.

 Avec lui, disparaît un monstre sacré du socialisme, une figure de commandeur déjà entrée dans l’histoire.

 En ce jour où le Nord sera rassemblé autour de lui, je veux rendre hommage à cet homme hors du commun qui a beaucoup servi Roubaix et mis beaucoup de bleu dans les yeux des Nordistes.

 

 

 

 

Rédigé par leblogdepierredubois

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