La Syrie et la place du Parlement français

Publié le 10 Septembre 2013

 

Face aux effroyables exactions dont le peuple syrien est victime, aucun Etat ne peut rester les bras ballants. Intervention militaire ou pas, bien malin celui qui peut prédire l’issue, à court puis long terme, des décisions qui seront prises dans les prochains jours. Intellectuels et experts ne s’y trompent. Ils sont partagés. Et comment ne pas l’être devant la complexité d’une situation pour laquelle la solution parfaite n’existe évidemment pas ? La communauté semble avancer vers la solution du démantèlement de l’arsenal chimique syrien. Formons le vœu que ce projet devienne rapidement réalité.

Une certitude : laisser faire serait irresponsable et une réaction ferme de tous ceux qui partagent les valeurs de liberté, de droits de l’homme s’impose.

En France, se pose la place du Parlement dans ce choix. En le consultant, dès le 4 septembre dernier, le Président de la République a eu une heureuse initiative. Reste que, conformément à notre Constitution, aucun vote n’est intervenu.

 

Si la légalité nous impose de nous en tenir bien sûr à la Constitution, on ne voit pas comment on saurait, à l’avenir, s’exonérer d’un tel vote. Sur ce point, ma conviction est que la Constitution devra être modifiée. D’abord car ce serait la traduction d’une démocratie parlementaire plus aboutie encore. Ensuite car la complexité de tels choix se retrouverait dans la diversité des opinons représentées à l’Assemblée Nationale comme au Sénat. La légitimité de la décision serait dès lors encore plus forte, car résultant des nombreuses composantes idéologiques de la Nation et non plus de la décision d’un homme (ou d’une femme), si avisée fût-elle. 

Rédigé par leblogdepierredubois

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