Il fallait du courage...

Publié le 25 Mai 2013

Pour aborder ce sujet devant les riverains et affronter leurs craintes, qui n’excusent pas des propos haineux d’un autre temps et totalement inadmissibles.

 

Le problème des familles roms est certainement une des situations les plus difficiles à résoudre. Il est si facile d’en faire l’exutoire des peurs et des fantasmes, pire encore de sordides querelles politiques. Je n’ai pas choisi d’accueillir des familles roms sur Roubaix, mais elles sont là.

 

La situation sur Nadaud ne peut perdurer, autant pour les familles qui y sont installées que pour les riverains directement impactés par cette situation en plein centre-ville, dans une zone déjà dense en termes de circulation et d’habitations. Sur le site, on observe un durcissement des rapports entre les familles. Les allées et venues sont nombreuses, rendant le suivi social plus difficile.

 

La nouvelle installation envisagée concerne la friche Miellet, propriété LMCU, située à côté du site WTX. La communauté urbaine a déposé un permis de construire en cours d’instruction de façon à permettre son aménagement préalable à la relocalisation des familles établies sur le site de Nadaud. Cette opération permettra de disposer d’un cadre institutionnalisé via l’intervention quotidienne de deux associations qui ont montré leurs compétences auprès des familles roms à maintes reprises. Il s’agit d’une part de l’AREAS, association chargée du suivi social de nombreux roms de la métropole ; et d’autre part de Canal, association qui intervient sur la gestion technique des sites, c’est-à-dire la propreté, la rotation des bennes d’ordures, ou la sensibilisation au respect du cadre de vie.

 

Les moyens seront donc mobilisés afin d’assurer le meilleur fonctionnement possible du site :

-          au niveau de la propreté, par l’intervention quotidienne de Canal ;

-          au niveau de l’ambiance, par la présence sur le site d’un travailleur social de l’AREAS à temps complet et la charte de bonne conduite passée avec chaque famille afin de respecter le site et pouvant mener à l’expulsion en cas de non-respect ;

 

C’est, en l’état actuel des choses, la moins mauvaise des solutions. Celle-ci permet en effet de garantir la maîtrise de la gestion et de l’organisation du site, sa sécurité et l’accompagnement des personnes. Et surtout elle permet d’éviter les arrivées nouvelles.

 

La situation serait toute autre si les autres villes de la métropole et parmi elles les plus aisées prenaient elles aussi leur part dans l’accueil des familles roms. Il est regrettable que la solidarité soit à sens unique et concerne les secteurs déjà confrontés aux problématiques de l’emploi, du logement et de la sécurité.

Rédigé par leblogdepierredubois

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