Décentralisation : l'audace d'aller plus loin!

Publié le 8 Mars 2013

Rz 27[1]   Le gouvernement a annoncé un acte III de la décentralisation. Après l’avancée historique initiée par Pierre Mauroy puis un acte II largement manqué, il était temps de mettre de l’ordre dans notre architecture institutionnelle locale.

Le texte va dans le bon sens. Il vient en effet préciser la responsabilité de chacun. Aux régions l’économie, l’innovation et la responsabilité d’organiser le développement économique des territoires, aux départements la cohésion sociale.

Pour ce qui concerne les intercommunalités et les communes, peu de changements s’annoncent.

Le texte va dans le bon sens mais pas assez loin.

Si en pleine crise économique et sociale, le sujet semble ne  pas être prioritaire pour nos habitants, il impactera néanmoins directement leur vie quotidienne. Texte  fondamental, il doit pouvoir trouver une traduction plus audacieuse.

En matière financière tout d’abord. La péréquation entre l’Etat et les collectivités et entre collectivités elles-mêmes s’est aujourd’hui améliorée. Mais Roubaix, avec quelques villes françaises, conserve une particularité forte. Celle d’avoir un tiers de sa population en graves difficultés. Ces villes ne sont pas nombreuses. Elles méritent davantage encore de justice et d’équité dans la répartition des financements. Que les villes qui ont le plus besoin de services publics aient le moins la possibilité de les mettre en œuvre reste inacceptable ! Les inégalités de ressources des communes en France n’ont pas d’équivalent en Europe.

Il est donc urgent –et François Pupponi, député-Maire de Sarcelles s’y emploie- de mettre en œuvre de nouveaux outils de péréquation à tous les niveaux : intercommunaux, régionaux et nationaux.

                         

En matière démocratique aussi, des progrès s'imposent. Le Gouvernement proposera au Parlement de mettre fin à cette anomalie des conseillers territoriaux programmée par les gouvernements précédents.

Mais en matière d’intercommunalité, il convient d’aller tout de suite au bout de la démarche engagée avec le « fléchage » des élus communautaires sur les listes des scrutins municipaux.

Pourquoi attendre un hypothétique acte IV pour que le conseil communautaire de Lille Métropole soit enfin davantage représentatif de la taille des communes et élu au suffrage universel? Lille Métropole dispose aujourd’hui de nombreuses compétences stratégiques pour le territoire. Elle gère un budget d’un milliard et demi. Il est grand temps que l’ensemble de ses représentants soit élu au suffrage universel direct !  

 

 

Rédigé par leblogdepierredubois

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