CETI : la recherche demande du temps

Publié le 4 Octobre 2013

Il y a un an, nous inaugurions le CETI et assistions avec fierté à son lancement : le week end portes ouvertes qui suivit l’inauguration officielle attira plus de 2000 personnes ; 2600 jeunes et demandeurs d’emploi se déplacèrent pour les journées Today Tommorow Textiles ; enfin l’exposition Futuro Textiles remporta un franc succès avec plus de 30 000 visiteurs. La cible des professionnels n’a pas été oubliée : les évènements en direction des entreprises et des institutions se sont multipliées et les contacts se sont établis afin de mettre en place des collaborations. Un an après son lancement, le CETI semble donc avoir gagné le pari de la notoriété et est parvenu à trouver ses marques sur un territoire historiquement lié à l’industrie textile. Les articles de presse ces derniers jours montrent d’ailleurs que l’intérêt local n’est pas retombé. Les défis posés au CETI sont désormais d’asseoir cette notoriété et de savoir s’exporter en développant des projets concrets et porteurs mais aussi générateurs de bénéfices. La stratégie mise en place est la bonne, mais demande du temps. Le CETI a développé des liens avec le monde universitaire et les entreprises afin de leur permettre d’imaginer et de tester les textiles de demain, grâce à un matériel de pointe. L’investissement de départ a été important, l’installation et l’appropriation des machines parfois difficile mais nous ne doutons pas du retour sur investissement. Le volet « recherche et développement », pilier de l’action du CETI, ne peut en effet porter ses fruits instantanément. Des résultats concrets sont toutefois d’ores et déjà visibles, comme la mise au point d'un fil dégradable pour faire des implants intracorporels et la confection de fibres facilement recyclables. Le CETI est un formidable projet qui promet de générer bon nombre des plus grandes innovations textiles de demain. Nous avons fait le pari, avec le CETI, de la recherche, du développement et de l’innovation pour permettre à nos entreprises de développer leurs marchés. L’Allemagne l’a compris bien avant nous : elle se place au premier rang européen en matière de recherche et près de la moitié des entreprises allemandes ont augmenté leur budget R&D en 2013. Laissons donc au CETI le temps d’avancer et de faire aboutir ses projets de recherche et ses applications. Le CETI donnera ainsi au quartier de l’Union l’occasion de s’affirmer comme la troisième turbine de développement de la métropole, avec Euratechnologies et Euralille.

Rédigé par leblogdepierredubois

Publié dans #Emploi Economie, #Enseignement, #LMCU

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